Karine DECOMBE

18 juin 2008

Moi, Karine D, étudiante assassinée

Karine était belle, c’était une fille de la campagne. Elle avait choisi Sup-de-co à Bordeaux après avoir réussie tout ses concours. Elle voulait découvrir l’océan. Elle n’était pas très ambitieuse mais intelligente, exigeante, et réussissait tout ce qu’elle entreprenait. Un peu chouchoutée et promise, c’était la seule enfant de la famille DECOMBE. Après la prépa, elle avait quand même choisi d’aller dans cette école, toujours à Bordeaux, une école qu’elle voulait maintenant quitter. Elle s’était dite que si elle pouvait tout faire, elle ne se voyait pas d’avenir ici. Elle devait quitter l’école à la Toussaint et pensait rebondir rapidement, elle avait prévenu sa colocataire et tout son entourage le savait. C’était en quelque sorte sa soirée d’adieu… C’est le jeudi 27 octobre 1994.

Ce soir là, ils s’étaient rejoins au Macumba de Mérignac. Vous savez, ces boîtes géantes, soi-disant plus grand centre culturel d’Europe. Y’en a qui flambe… C’était des habitués, chaque semaine il y a avait ce genre de soirée étudiante. Ils se bourraient la gueule et terminaient souvent la soirée chez Karine et Delphine qui avaient un appart assez grand pour les réunir tous. Karine s’était expliquée brièvement sur les raisons de son départ mais pas vraiment alors elle voulait profiter de l’occasion. Mais à leur retour, vers 3h du matin, elle se rendit compte qu’ils étaient bien plus atteints qu’elle. Karine fut retrouvée avec 0.85gr/L, autrement dit, plutôt sobre. La fin de soirée commençait mal mais elle pouvait les ranimer, ils avaient déjà passé des fins de soirée sympa malgré tout. Malgré cela, ses amis avaient pris un air distant depuis qu’ils étaient rentrés. L’annonce du départ de Karine avait emmerdé Delphine pour l’appart, mais elles s’étaient expliquées et ça passait. L’annonce avait fait grand bruit dans cette école, il était rare que des reçus s’arrêtent au bout de deux mois. Le directeur de Sup-de-Co, Francis DAVRAT avait fait une colère, Karine se demandait bien ce que ça pouvait lui faire… Par contre son mec aussi avait fait une colère et ça, ça lui avait fait peur. Olivier ADADOWSKY était une petite frappe bien né et vulgairement éduqué. Au premier coup d’œil, cette année il aurait exigé, sa copine, ce serait Karine. Elle acceptait ses compliments, le fait qu’il soit presque ensemble mais c’était compliqué, et elle refusait gentiment ses avances, elle savait, elle partait. Lui vivait ça comme une trahison pensez vous. On n’a pas bien l’habitude de perdre dans ces familles, les voies sont en général bien tracées, connues longtemps à l’avance. Sûrement... Son père était un proche du préfet, ses camarades d’école étaient aussi des fils de la fierté de Bordeaux. Ça ne l’intéressait pas vraiment, Karine, ces paillettes, mais elle aimait le charme et la séduction de ces grands ducs. Des citoyens tentés, Olivier était un clairon et il lui avait déjà fait des plans incroyables mais Karine était lucide, sobre quoi qu’il arrive. C’était elle qui conduisait lorsqu’ils sortaient, elle qui était la seule en état pour nettoyer un peu l’appart avant de se coucher. Et elle était vive, joyeuse, déconcertante… Sa coloc avait beaucoup moins de traits en ces termes. C’était une joyeuse fêtarde, simplement. Delphine découvrait un univers pour lequel elle était prête à tout sacrifier. Elle manquait à ses études et contrairement à Karine, avait développé son amour propre inconsidérément, c’est très important dans le milieu, j’me rends pas compte. Delphine sacrifiait aussi son intimité avec Karine, leur relation s’était détériorée, Delphine croquait la vie à pleines dents et Karine se rationnait. Elle partait. Là encore, depuis le temps qu’elle la connaissait, Delphine s’était interrogée alors qu’elles, filles de la campagne, étaient maintenant promises au plus bel avenir… Delphine avait la sensation d’avoir fait le plus dur, Karine l’impression que le plus dur restait à faire. Lorsqu’ils rentrèrent et qu’elle traînât littéralement la plupart d’entre eux dans l’appart, elle ne se doutait pas du petit jeu auquel s’était livré Olivier et Laurent MARVY, un autre fils de, pendant qu’elle dansait. Ils s’étaient aigris pensez vous, c’était la dernière fois qu’ils voyaient ce corps se déhancher. Ils avaient passé la soirée à boire et imaginer ce qu’ils aimeraient lui faire subir. Une fois dans l’appart, Delphine repris un peu ces esprits et quelques habitudes. Elle mit la musique forte, fit chauffer du café, sortit des bières et du rhum pour ces messieurs. Les filles se sont vite éveillées à la fête et les mecs ont du s’y mettre. Ils avaient pourtant du mal à réagir, l’oeil mauvais. Mort. Le prix de la vie était ce soir là de quelques bouteilles de rhum avec un zest de fierté mais c’est un détail ça. Ils aimaient bien boire dans des petits verres de punch, se resservir encore et encore, le cul sec auprès de ces demoiselles qui les accueillaient, qui n’attendaient que ça bien sûr, un lieu propice à l’excitation de ces novices (non ça c’est une phrase que j’ai trouvé par terre), ils avaient continué à boire après leur arrivée, mais ils avaient décidé de ne pas en rester là. Pas cette fois, Olivier prit Karine à part et prétexta lui parler seul à seul. L’appart était un grand duplex avec une mezzanine logée sous les toits. La fenêtre donnait sur le cours Alsace-Lorraine. La mezzanine était assez isolée du reste de l’appart et ce fut le coin où Olivier emmena Karine. Tout était équipé là-haut, canap, hifi, la fenêtre était constamment ouverte, c’était la fête, ça arrivait souvent. Les voisins les connaissaient bien, elles avaient de bon rapport avec, elles connaissaient surtout Pascal MARQUES, un habitant de l’immeuble qui compte 6 autres appartements. C’était grâce à la musique de Delphine qu’elles en avaient rencontré, des voisins, sinon elles étaient les étudiantes de l’immeuble, les gens sont assez cool quand ça arrive. Les allées étaient devenus légions depuis qu’ils se rassemblaient dans cet appart. Les voisins avaient l’habitude de leurs soirées, ils auraient pu vous décrire avec des horaires quasi-parfaits les habitudes de ces jeunes quand ils rentraient de soirée. Ils pourraient vous dire des habitudes des filles, mais pour cela il fallait leur demander ! Seul Pascal MARQUES a été interrogé au cours de l’enquête préliminaire et la déposition a été bâclée, influencée par des affirmations. (entre parenthèses) comme celles de M. Bompar et Launay, les deux conducteurs qui ont découvert le corps de Karine. Alors on a juste la version des enquêteurs et des dépositions qui frise le folklore. M. MARQUES avait trouvé bizarre que la soirée se termine vers 4h, qu’il avait quand même entendu des agissements après, il y en avait un qui avait vomi, il y avait plusieurs personnes, il le certifierait, il a dû s’endormir vers 05h30. Cons de jeunes, ils n’ont jamais sommeil ou quoi… Aucun de ces arguments n’est dans la déposition de M. MARQUES. Cet homme se réveillera en sursaut une heure plus tard… Karine avait craqué un peu en début de semaine, elle savait que sa décision n’avait été comprise, qu’elle, n’avait pas réussi son plan de com’. Elle était triste à vrai dire mais elle ne le laissait pas voir, c’était la fête et c’était ses amis. Son ami, Olivier, si confiant et puérile qu’il en était attachant. Et puis c’était quelqu’un, quelqu’un qui réussirait dans la vie, il transpirait le succès. Alors elle le suivit sur la mezzanine et vis bien que même si il avait du mal à parler, il était en pleine possession de ses moyens. Elle se dit aussi qu’il ne pouvait pas être saoulant, c’était les derniers moments qu’ils passaient ensemble… Ils arrivèrent là haut et sur le canapé, Olivier se montra d’emblée tendre, câlin, prétexta la tristesse de son œil mauvais pour l’attirer à elle. La prendre dans ses bras. L’embrasser. Ses mains se refermèrent et dès lors, on lui enlevait la liberté. Elle tenta de le repousser mais elle ne fit que se mettre debout avec Olivier qui la serrait et pressait ses avances. Là, sa providence l’a oublié un moment parce qu’elle aurait pu s’en débarrasser, ce n’était pas la première fois qu’il lui faisait un plan comme ça, mais Laurent MARVY arriva, vis la scène et obéis tel un drakkar quand Olivier lui ordonna de la tenir un moment. Elle croyait avoir mal entendu, en plus du vacarme. Laurent maintenant la maintenait énergiquement, pour l’impressionner, en plus de l’haleine dans son cou. Olivier commença par lui enlever ses bottines zippées. Il s’attaqua aux boutons de son jean lorsque d’autres mecs arrivèrent en chantant plus ou moins. Olivier prit vite la mesure de la situation et invita avec conviction ses camarades à n’avoir rien vu et retourner d’où il venait, d’empêcher la montée à la mezzanine. Il était prêt à les laisser participer s’ils voulaient, il était plus à ça près, du moment qu’il la pécho… Karine se débattait mais Laurent était un viking et il pouvait à l’aise peloter Karine et lui ôter la parole d’une main écrasée sur la bouche. Mais Olivier en avait marre de la voir se débattre et la lâchait. Assomme-là lui assénait Laurent. Karine se débattait si bien qu’elle fut de dos, avec la complicité de Laurent qui lui maintenait la tête, lorsqu’Olivier lui brisa le crâne avec semble-t-il une bouteille de rhum. Dès lors on lui enlevait ces esprits. Olivier se décalait sur leur gauche et de dos, frappait d’un coup rapide et violent le crâne de Karine DECOMBE. De haut en bas, sur la partie supérieure gauche du crâne. Karine était victime d’une commotion cérébrale ouverte, toujours maintenue par Laurent, avec du sang qui coule sur son visage du front jusqu’au menton, la tête renversée en avant. Karine serait découvert avec deux lésions crâniennes, celle-ci ne serait jamais mentionnée dans le dossier du médecin légiste. La photo présentée au juge montrerait Karine sans aucune trace de sang sur l’avant du visage… Avec ce sang étalé partout, il y eu un silence de panique, Olivier n’en menait pas large. Laurent comprit la gravité de la situation, laissa tomber Karine et commença à en vouloir à Olivier. Celui-ci ne se calmait pas, la garde armée, incapable de prononcer quoi que ce soit. Leurs desseins étaient à l’eau inondés de ce sang et ils avaient un problème, un gros problème. T’as un problème lui avait dit Laurent. Nous avons un problème avait conclu Olivier. Le corps de Karine le crâne défoncé gisait sous leurs pieds et aucun n’était à la fête pourtant Olivier reprit vite ses esprits et parla vite. Laurent, va cherchez les mecs, amène Delphine, et eux seulement. Lorsqu’ils se rejoignirent, Olivier avait rapidement rhabillé Karine. Tous prirent peur et ne voulait surtout pas être mêlés à ça. Ils n’avaient rien fait après tout. Mais Olivier leur avait interdit de bouger alors ils obéirent, assommés d’impuissance. Olivier était à cran, il réalisait l’énormité de l’affaire, pour lui, ses parents, l’école, la carrière de son père. Il passait alors un coup de fil qui ne sera pas retrouvé dans son relevé téléphonique … Il a dû durer entre trois et dix minutes, Olivier répétait que c’était un accident. Il l’appela et expliqua le plus simplement possible la situation. Son père lui posa une série de questions dont les réponses fusaient rapidement. Ils étaient tous suspendus à ses lèvres. Espéraient-ils des paroles rassurantes ? Delphine, vous descendez tous, la soirée est terminée. Arrêtez la musique, et virez tout le monde, je ne voir personne à l’étage, c’est bien compris ? Dis que t’es fatiguée, n’importe quoi, n’inventez pas trop. Et vous revenez. ALLEZ ! A ce moment là, Olivier savait qu’ils pouvaient s’en sortir sans trop de dommages, son père lui avait dit que maintenant ça dépendait beaucoup de la réaction de Delphine, il valait mieux la complicité, le silence dure plus longtemps. Il connaissait très bien le courage de ses camarades et il savait qu’il pouvait compter sur leur lâcheté. Mais Delphine était à convaincre. Laurent revenait avec Delphine qui se prit à nouveau le visage en voyant Karine le crâne fracassé. Olivier lui expliqua brièvement qu’il s’était défendu alors que Karine allait le frapper avec cette bouteille. Qu’il lui avait arraché des mains… le reste c’était pour la calmer, c’était involontaire, elle était complètement ivre... Mon cul dit Delphine, regarde, elle est à moitié à poil. Il la tenait par les bras qu’il maintenait le long de son corps. Elle se mit à pleurer et demanda si Karine était morte. Je crois, répondit Olivier et il serra un peu plus fort ses bras et les yeux dans les yeux lui dit : tu te rends compte de ce qui est arrivé chez toi ? De l’implication vis-à-vis de l’école, de la suite des événements si on devait passer l’hiver entendu par la police, accusés de meurtre ? Accusés de meurtre ? C’est toi qui… Il la coupa : Ça ne fera aucune différence face à un procureur, mais écoute moi, je sais quoi faire ! J’ai l’assurance de mon père que cette histoire ne s’ébruitera pas, qu’ils allaient s’en occuper aussi… Mais pour cela, il faut que tu nous aides, il faut faire croire au suicide, on en parlera plus dans deux semaines ! Delphine était fatiguée, moins ivre que tout à l’heure mais plus endormie, elle comprit bien les paroles d’Olivier. Elle ne savait pas comment réagir, comment aider en pareille situation. Ça lui semblait irréel, elle subissait complètement. En plus du choc, Olivier lui avait présenté une situation où elle avait l’impression que son choix mettait en péril sa vie et celle de tous, elle devait assumer la réalité et vivre du mensonge… Elle écoutait maintenant Olivier qui salissait Karine. C’était elle qui voulait partir, elle qui n’était pas heureuse avec nous, avec toi. Elle me l’a dit tu sais. Et qu’est-ce qui vaut mieux, notre avenir ici ou en taule ? On peut s’en sortir mais à ma manière ! Les autres mecs s’étaient rassemblés alors que l’appart s’était vidé. Écoutez moi dit Olivier en lâchant Delphine. Vous me trouvez du plastique, des sacs poubelles et trouvez moi une serviette, il faut l’empêchez de mettre du sang partout. Delphine, tu me ramènes tout ce que t’as en produits ménagers… Olivier la rhabilla encore maladroitement, ne lui zippant ni ses chaussures ni son jean, état dans lequel elle fut retrouvée... Son corsage avait été remis tant bien que mal et imbibé de rhum. Olivier avait semble-t-il vidé l’arme du crime contre elle. Son crâne fut enveloppé dans la serviette puis le sol fut protégé des coulures de sang (on ne sait pas à ce moment si Karine est toujours en vie, dès lors…). Ils passèrent à peu près ¾ heure à nettoyer la pièce, à quatre pattes pour déceler la moindre tache de sang. L’un d’eux vomit dans les toilettes, Olivier demanda à ce qu’il le laisse en état, ils avaient à accréditer l’alcoolisme de Karine. Il ne fut pas prouvé que ce n’était pas sa gerbe. L’argument était tout à fait parcimonieux… Tous s’y mirent puis olivier demanda à ce qu’ils partent tous et respectent la version des faits. Oui, même toi Delphine, pourquoi as-tu dormi ailleurs que chez toi ce soir là ? Ils étaient tous impliqués avait-il répété, il n’avaient qu’à suivre ce qui allait être déclaré… Karine était fragile, déprimée, suicidaire. Elle avait déjà fait une ts. Ils savaient tous le sort qui lui était réservé. Il terminait toutes ses phrases par je m’en occupe, demanda à ce qu’il soit fait uniquement mention de son état psychologique. Ils étaient sans envergures, ils craignaient le qu’en dira-t-on j’me rends pas compte, ils n’avaient jamais été confronté à une situation de stress aussi intense. Ils partirent la peur au ventre, ils étaient secoués alors ils sont partis, lâches. C’est Olivier qui a jeté le corps de Karine par la fenêtre pour qu’elle s’écrase une vingtaine de mètre plus bas... Dès lors… Il est 06:05. Ce serait la cause officielle de la mort, une lésion crânienne sur la partie arrière inférieure droite lors du choc avec le bitume. Le témoignage des deux conducteurs qui se sont arrêtés devant le corps a mentionné les traces de sang sur la face avant du visage alors que le corps était étendu sur le dos, la tête penchée en arrière… Les témoignages se recoupaient là, aucun des deux n’a été pris en compte, la photo du médecin légiste faisant foi. Le corps de Karine a été maquillé ce samedi après midi, on ignore l’emploi du temps exact de l’inspecteur Divisionnaire LAUTRAITE chargé de cette enquête qui avoua lui-même être passé à la morgue dans l’après midi pour récupérer d’éventuels indices. Il y va seul bien sûr, et il ne trouve aucun indice... Karine DECOMBE a été défenestrée le vendredi 28 octobre 1994 à 06:05 du matin. Les traces de sang prouvaient qu’elle n’avait pas pu se jeter elle-même de cette fenêtre et qu’une tierce personne était impliquée. A partir de ce moment, ce ne sont qu’incohérences, témoignages folklo et manipulations dans cette enquête. En tout et pour toutes les procédures, 6 personnes furent interrogées. Les deux conducteurs, un voisin et les 3 étudiants… On aurait dû mettre une caution sur les déclarations d’Olivier ADADOWSKY, Laurent MARVY et Delphine AMELOOT. Au lieu de ça, ce seront des déclarations insoupçonnables que le juge Denis COUHE retiendra pour ne pas ouvrir d’information judiciaire. Là aussi, dans ce genre d’affaire et en règle générale, la police se méfie toujours de l’entourage de la victime. Ici, seule une enquête préliminaire a été menée et encore bâclée, manipulée. L’enquête de voisinage déboucha uniquement sur le témoignage de Pascal MARQUES. 5 mn sur le palier d’une porte, ils ne voulaient pas déranger… Le juge M. COUHE n’a jamais accepté de rencontrer à nouveau M. MARQUES malgré les demandes d’audition règlementaires présentées par l’oncle de Karine. Sur le cours Alsace-Lorraine, Karine est morte sous les yeux de M. LAUNAY et BOMPAR… SAMU, pompiers et policiers ne sont restés qu’une ½ heure sur les lieux. Une demi-heure... Je veux bien croire qu’on enlève rapidement une morte d’une avenue fréquentée du centre-ville mais à 06:00 et ½ heure… Entre le premier véhicule de police parti et le dernier rentré à la caserne, il n’y eut que 36 minutes… Aucune photo ne fut prise de Karine allongée dans la rue, aucun indice relevé dans l’appartement, la police entra et ressorti de l’appart sans même aller à la mezzanine. Les dépositions de M. Bompar et Launay furent prises en moins de 36mn...Expéditif et très professionnel comme intervention… Les déclarations des 3 étudiants eurent lieu le jour même et tous répétèrent la même chose. La thèse du suicide était entérinée et jamais elle ne serait remise en cause. L’oncle de Karine était le premier sur les lieux. Il vit Karine le visage ensanglanté le samedi matin à la morgue. Imaginez sa surprise le jour du procès lorsqu’il voit sur la photo qui a dû être prise le samedi soir, moment de l’autopsie, où il ne voit aucune trace de sang sur le visage de Karine, photos à l’appui ! Les 3 étudiants ont tous parlé dans leurs déclarations d’une soi-disante tentative de suicide. Karine aurait tenté de se couper les veines. Le rapport du médecin légiste, là aussi, n’a pas fait état de poignets lacérés… C’est quoi là ? De l’incompétence ? L’autopsie fut bâclée, le rapport sous scellé ne sera jamais confronté. La thèse du suicide fut accréditée… La famille de Karine était effondrée. La mère de Karine découvrit aussi le type d’assurance que sa fille lui permettait de bénéficier en s’inscrivant à l’école et ce à quoi elle avait droit maintenant, et ça, vous imaginez même pas… Elle ne compris pas bien quand cet avocat qu’elle ne verrait que bien plus tard lui annonça qu’elle était en mesure de toucher gros. Mme DECOMBE eut un train de vie extravaguant les mois qui suivirent la mort de Karine (Depuis quand l’argent serait un argument qui soulage la peine ?)... Le non lieu ordonné, ce jugement fut amené à la chambre d’accusations qui repris le contenu de l’enquête préliminaire pour confirmer le non lieu. Le procureur de l’époque a refusé toutes les confrontations avec cette enquête préliminaire. Aucune demande d’audition ne fut reçue. Lui ne faisait qu’obéir aux ordres aussi ? Les dossiers sur un suicide sont publics vous savez, vous pouvez dans un délai défini les consulter à la demande. Aussitôt confirmé, aucun des avocats pris par la famille n’a eu accès à ce dossier… L’affaire a été portée jusqu’à la cour Européennes de Droit de l’Homme, dernier ressort des années après d’un maillon bien faible face à la charge. Elle aussi confirmera sans aucune vérification le rendu de la justice. Le TGI de Bordeaux n’a jamais transmis ce dossier hors de sa préfecture et la CEDH a donc conclu au verdict… Cet arrêt clôt tout espoir d’établir la vérité, c’était la semaine dernière... Je ne vous raconte pas tout ce qui a été tenté auprès des médias ou des politiques pour soutenir la cause de Karine DECOMBE, c’en est vulgaire d’injustice et troublant de coïncidences... 12 ans. Karine est enterrée depuis, en Ardèche, près d’Annonay.

Je prétends qu’Olivier s’est servi de ses camarades car il savait qu’il s’en sortirait plus facilement si il les mêlait à l’affaire. Au mieux, je suis délibérément vague sur le nombre de jeunes ayant directement participé au crime… Je prétends que certaines personnes au courant de l’affaire font chanter encore aujourd’hui les auteurs directs de ces actes… Mais craignez pour vous, c’est un putain de film ça et il ne se finit pas bien…

Posté par karinedecombe à 06:05 - Commentaires [42] - Rétroliens [0]